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  C'est dommage de constater qu'un des seuls propos que Nicolas Sarkozy est capable de regretter est celui où il a été le plus honnête.

  Ce jour-là au salon de l'agriculture, il a laissé de côté en l'espace de quelques secondes son hyprocrisie de président consistant à faire semblant de respecter le peuple, et s'est laissé déborder par sa spontanéité bourgeoise et élitiste, placardant tout le mépris envers les plus nombreux qu'il avait dû retenir pendant toute sa fallacieuse campagne, en lançant ce fameux "casse-toi pov'con" à la tête d'un homme ayant refusé, ô sacrilège, de lui serrer la main. Il faut le comprendre, ce fut si pénible, et pendant si longtemps, de retenir ses vieux démons, que ces derniers sont revenus à bride abattue le titiller une fois l'élection remportée, et le pauvre bougre s'est lâché, avec toute la verve de l'élu, désormais tranquille.

Le Nabot a le don de mentir par-dessus le mensonge, et mentir de nouveau en niant SA réalité, en l'occurrence sa haine des petites gens. Voilà maintenant qu'il regrette ses propos, en vue de la prochaine élection présidentielle bien sûr.