Voyons, voyons, ce qu'un gouvernement se disant socialiste est capable de faire en matière de remaniement des conditions de travail.

 

  I – Heures supplémentaires majorées à 10% plutôt qu'à 25%.


 II – Les ouvriers devront dorénavant pointer après avoir revêtu leur bleu de travail (histoire de rentabiliser au maximum les forces vives du travailleur laborieux).


III – Extension du temps de travail jusqu'à 60 h par semaine, après dérogation bien sûr, mais on imagine que les dérogations se trouveront à la pelle. Jusqu'ici le maximum légal était fixé à 48 h,


IV – Les entreprises, suivant les conjonctures, pourront faire varier le temps de travail et les salaires, bien sûr avec l'accord des syndicats, mais comme beaucoup sont véreux, on imagine assez aisément la suite. Bien sûr aussi, les salariés qui refusent l'accord seront licenciés manu militari.

 V – Réduction de la durée minimale de repos quotidien en dessous des 11 heures.


VI – Les entreprises de moins de 50 salariés devront respecter le plafond des 235 jours travaillés, soit 14 jours de plus que ce que convenait le passage au 35 h.

VII - Si une entreprise est en difficulté, après quatre mois il lui sera possible de licencier tout salarié sans que cela ne lui pose aucun problème, quel que soit le contrat de travail signé.

Voilà comment on balaie les 35 heures d'un coup de baguette magique !

Myriam el Kohmri , la ministre du Travail, souligne qu’« il n’y aura aucun recul des droits des salariés »

 Ah bon... Les salariés ont une mauvaise vue alors !

Par ailleurs, une proposition de loi vient d'être annoncée à l'assemblée le 17 février dernier, afin de faciliter la reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) en tant que maladie professionnelle.

Après le cadeau fait aux entreprises et au détriment des salariés, on imagine assez aisément l'explosion de burn-out que cela va générer.