Il n'y a rien de plus détestable que les huées du groupe contre un seul. Même si on est aux antipodes des idées d'un individu, même si on les récuse, même si on trouve cet individu exécrable dans ses propos, l'extrême de la médiocrité est encore de se mêler à la curée pour l'exclure du débat.

D'aucuns des participants du mouvement "Nuit Debout" conspuant le philosophe A. Finkielkraut venu en toute discrétion avec son épouse, n'auront sans doute pas été les derniers à jeter l'anathème sur ces intellectuels restant confinés dans leur cage dorée, et se contentant d'écrire sur ceux d'en bas, sans jamais croiser leur monde, ni même le frôler.

L'un d'eux se décide à descendre de son logement cossu, sans doute pour se rendre compte par lui-même du mouvement, et se forger sa propre opinion, et le voilà proscrit de la réunion du soir, des attardés du raisonnement décidant de coucher le pouce à sa venue. Que de peine dites-moi à parvenir à cette démocratie tant convoitée, à la liberté de penser et de s'exprimer !

A. Finkielkraut va pouvoir se frotter les mains de ce rejet. C'est du pain béni pour lui, et la "pauvre conne" ne l'a pas volée pour autant.

Il est temps d'aller se coucher !