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  Il existe deux manières de baisser le nombre de chômeurs, les embaucher ou les radier. M. Macron a choisi celle la plus sûre et la moins coûteuse. Pour cela grossir les effectifs d'une milice prévue à cet effet était nécessaire. Le contrôle s'effectuera en deux temps, d'abord proposer des emplois avec des clauses suffisamment intenables pour les chômeurs, se traduisant par une baisse substantielle du salaire, un emploi plus ingrât, et une distance du lieu de travail d'au moins deux chiffres en kilométrage pour ajouter à la motivation dudit tire-au-flanc.

  Viendra ensuite la sanction dès lors que le chômeur, ce gros fainéant survivant des derniers publics, osera refuser ce qu'on lui aura fait passer pour une chance inouïe et un privilège incontesté. La radiation permettra donc d'enlever un numéro sur la longue liste de demandeurs d'emploi sans que la conscience ne travaille trop les décideurs, lesquels auront fait tout ce qu'ils ont pu, n'est-ce pas, pour remettre dans le droit chemin les brebis égarées. Les conséquences dramatiques pour le numéro en question derrière lequel se cache un être humain sans plus aucune ressources, sera bien peu par rapport à cette victoire remportée par notre président d'avoir pu résoudre un problème récurrent. A quel prix me direz-vous ? Mais où est le souci pour un ancien banquier ?