sncf-histoire

  Au-delà des avantages fabriqués, et qui n'en sont jamais réellement pour quel que salarié que ce soit, les gouvernements successifs n'ont cessé de chercher à diviser le peuple, en appliquant des différences de traitement dérisoires pour les classes laborieuses, mais suffisantes pour crever dans l'oeuf toute idée de rassemblement pérenne, et ça marche à tous les coups.

  Le mouvement des cheminots doit donc être soutenu par l'ensemble des salariés, tous secteurs confondus, et mettre fin à cette malédiction gouvernementale nivelant les conflits par le bas, en utilisant toujours le même procédé assassin pour rompre avec toute volonté révolutionnaire.

  Reste à imaginer une manière moins poussiéreuse de protester, que celle d'empêtrer un peu plus l'esclave salarié dans ses chaînes. Pour cela, il est nécessaire d'abolir tout travail obligatoire exigé par les entreprises durant les journées de contestation, afin que l'ensemble des travailleurs se joignent au mouvement, et se rétribuent en allant chercher l'argent là où il est.

  Utopique me direz-vous ? Mais l'évasion fiscale est-elle une utopie ? Et les sommes gargantuesques spoliées aux salariés par l'actionnariat sont-elles une utopie ?